« La législation en vigueur est claire : les plages sont des espaces publics et leur accès est gratuit », déclare DECO PROteste dans un communiqué, ajoutant que « les zones de concession correspondent uniquement aux espaces autorisés pour l’exploitation de services d’accompagnement sur les plages ».

L'organisation de défense des consommateurs explique que cette clarification intervient à un moment où des doutes ont surgi quant à l'utilisation des plages et où les baigneurs font état d'informations contradictoires sur les endroits où ils peuvent installer leurs serviettes, parasols ou autres équipements.

« Les consommateurs doivent connaître leurs droits, mais aussi leurs devoirs. Il n’y a pas de plages privées au Portugal, et l’accès au domaine public maritime ne peut être entravé. Parallèlement, il est essentiel de respecter les règles de sécurité et de cohabitation qui garantissent que chacun puisse profiter des plages en toute sécurité », indique DECO PROteste.

Dans cette note, l’organisation rappelle également que le fait d’écouter de la musique à l’aide d’enceintes portables de manière à déranger les autres usagers peut entraîner des amendes comprises entre 200 et 4 000 €, tandis que la pratique d’activités sportives en dehors des zones autorisées ou la présence d’animaux sur des plages où ils ne sont pas admis peut être sanctionnée par des amendes pouvant aller jusqu’à 550 €.

Par ailleurs, la circulation ou le stationnement de véhicules motorisés sur les plages, les dunes ou les falaises en dehors des zones autorisées peut entraîner des amendes comprises entre 250 et 2 500 euros.

« En cas de conflits liés à l'accès, à l'occupation de la plage, au non-respect des règles de sécurité ou à des comportements perturbant les autres usagers, les consommateurs doivent signaler la situation à la police maritime ou demander l'intervention des sauveteurs présents sur place », conseille l'association.

Citations du ministre

Il y a une semaine, le ministre de l’Environnement a déclaré que le sable des plages est librement accessible, sauf dans les zones de concession et les zones de sécurité, précisant qu’il appartient aux municipalités de définir ces zones et de publier les plans des plages.

Les déclarations du ministre faisaient suite à une clarification technique de l’Agence portugaise pour l’environnement (APA) concernant l’occupation des zones non concédées sur les plages de baignade, indiquant que les baigneurs peuvent installer des parasols devant les concessions de plage, qui sont des zones privées ne pouvant dépasser 30 % de la superficie utile de la plage, ni 50 % du front de mer.

Association environnementale

Dans sa clarification, l’APA (Agence portugaise de l’environnement) rappelle que « au Portugal, les plages sont des espaces publics en libre accès » et précise que les plans de gestion des zones côtières (POOC) et la réglementation en vigueur sur la gestion des plages maritimes fixent des limites à l’occupation des plages par les installations de services balnéaires.

De son côté, la Fédération portugaise des concessionnaires de plage (FPCP) a assuré que la législation en vigueur était appliquée, mais a émis des doutes quant à l’application des règles régissant la signalisation des zones de parasols sur le sable.