Un article publié par The Portugal Post révèle que la monnaie unique a atteint 1,1170 dollar jeudi 29 octobre, son plus haut niveau de la semaine, en hausse par rapport aux 1,1134 dollars enregistrés à la même heure mercredi.

Les chiffres montrent également que l'euro s'est légèrement raffermi face au yen japonais, atteignant 176,36 yens, bien qu'il se soit légèrement affaibli face à la livre sterling, s'échangeant à 0,83551 livre.

Décision de décembre

Ces fluctuations monétaires font suite aux déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, qui a indiqué qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt était probable avant la fin de l’année. Ses propos interviennent malgré la décision de la banque centrale de maintenir inchangés ses trois principaux taux d’intérêt lors de sa dernière réunion.

Le taux de la facilité de dépôt reste à 2,50 %, tandis que le taux des opérations principales de refinancement s’établit à 2,65 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90 %.

Interrogée sur une hausse en décembre, Mme Lagarde a répondu que la voie à suivre était claire, les marchés financiers anticipant désormais largement une hausse de 0,25 point de pourcentage, ce qui porterait le taux de la facilité de dépôt à 2,75 %.

La BCE a réaffirmé son engagement à ramener l’inflation vers son objectif de 2 % à moyen terme.

Toutefois, la hausse des coûts énergétiques continue de susciter des incertitudes, car elle pourrait faire grimper l’inflation tout en exerçant une pression supplémentaire sur la croissance économique.

Avantages pour les ménages

Un euro plus fort peut profiter aux consommateurs portugais, en particulier lors de l’achat de biens et de services dont les prix sont libellés en devises étrangères.

Les importations en provenance de pays hors de la zone euro, y compris les matières premières négociées en dollars américains, comme le pétrole, pourraient devenir moins chères une fois converties en euros.

Les voyageurs se rendant aux États-Unis pourraient également constater que leur argent leur permet d’en faire davantage, tandis que ceux qui se rendent au Royaume-Uni pourraient bénéficier de taux de change favorables, bien que l’euro ait récemment perdu un peu de terrain face à la livre sterling.

Toutefois, une hausse des taux d’intérêt de la BCE pourrait créer des difficultés pour les ménages ayant des prêts immobiliers indexés sur l’Euribor.

La hausse des coûts d’emprunt pourrait se traduire par une augmentation des mensualités pour les propriétaires dont les taux hypothécaires doivent être révisés, tandis que le renchérissement du crédit pourrait contribuer à freiner les dépenses de consommation et à atténuer les pressions inflationnistes.

L’impact global dépendra de la manière dont la BCE agira et de la réaction des marchés financiers au cours des prochaines semaines.

La dette française

Un autre facteur influençant les décisions de la BCE est l’inquiétude croissante concernant les finances publiques françaises.

Les rendements des obligations d'État françaises à 10 ans ont dépassé les 5 %, tandis que l'écart entre les coûts d'emprunt français et allemands a dépassé les 170 points de base.

La France étant la deuxième économie de la zone euro, son instabilité financière pourrait avoir des répercussions plus larges sur d’autres États membres, notamment le Portugal.

Mme Lagarde a averti que les pays fortement endettés devaient se préparer à une période où les taux d’intérêt resteraient élevés plus longtemps, ce qui concerne tout particulièrement le Portugal, où la dette publique reste supérieure à 100 % du produit intérieur brut (PIB).

La BCE a également mis en avant son « instrument de protection de la transmission », un mécanisme conçu pour empêcher que les turbulences sur les marchés financiers n’entraînent des écarts excessifs entre les coûts d’emprunt des pays de la zone euro.

Taux d’intérêt américains

Aux États-Unis, l’évolution de la situation a constitué une autre source de fluctuations sur les marchés des changes.

La Réserve fédérale a maintenu cette semaine son taux d’intérêt de référence dans une fourchette comprise entre 3,75 % et 4 %.

Cette décision a toutefois révélé des divergences au sein des décideurs, deux membres s’étant prononcés en faveur d’une nouvelle hausse de 0,25 point de pourcentage.

Les marchés attendent également avec attention la prochaine réunion de la Fed, prévue les 8 et 9 décembre, alors que les investisseurs évaluent la possibilité d’un nouveau resserrement monétaire aux États-Unis.

Les développements politiques, notamment les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, ajoutent une couche supplémentaire d’incertitude aux perspectives économiques.

Pour le Portugal, les semaines à venir seront déterminantes pour savoir si la récente appréciation de l’euro se poursuivra et comment toute nouvelle mesure de la BCE pourrait affecter les finances des ménages.

Définissez The Portugal News comme votre source d'actualités préférée sur Google

GoogleAjouter comme source préférée sur Google