Publié dans le Diário da República, le décret-loi qui conclut le processus de classification de la zone spéciale de conservation (ZEC) du fleuve Minho "s'applique au territoire couvert par la zone spéciale de conservation (ZEC) du fleuve Minho et la zone de protection spéciale (ZPE) des estuaires des fleuves Minho et Coura".

Au cours du processus, les municipalités de Caminha, Melgaço, Monção, Valença et Vila Nova de Cerveira ont été consultées, et le décret stipule "des objectifs et des mesures de conservation et de gestion visant à maintenir ou à rétablir des types d'habitats naturels ou semi-naturels et des populations d'espèces de flore et de faune sauvages dans un état de conservation favorable".

Parmi les mesures de gestion définies dans le document figure l'interdiction, sur les terrains ruraux, d'introduire dans la nature des espèces exotiques de flore et de faune et de repeupler la zone.

Il est également interdit "le dépôt ou le rejet d'eaux usées industrielles ou domestiques dans l'eau, le sol ou le sous-sol, sans traitement adéquat ou d'une manière susceptible d'avoir des effets négatifs sur l'environnement".

Il est également interdit de "modifier la configuration, la topographie et l'utilisation actuelle des terres des zones humides ou marines et de leurs zones tampons respectives, ainsi que de modifier les conditions naturelles d'écoulement des eaux".

Le chalutage ou les activités motorisées et récréatives peuvent être pratiqués s'ils sont autorisés par l'Institut pour la conservation de la nature et des forêts(ICNF).

En revanche, les plans territoriaux dont la zone d'intervention se situe dans la zone de protection spéciale du fleuve Minho (ZEC Rio Minho) et dans la zone de protection spéciale de l'estuaire des fleuves Minho et Coura (ZPE Estuários dos Rios Minho e Coura) doivent inclure des règles qui interdisent, par exemple, la construction sur les terres rurales, y compris les structures amovibles, à l'exception des "infrastructures et équipements destinés à la conservation de la nature, à la visite, à la récréation et aux loisirs, aux sports, aux activités de divertissement touristique et aux activités agricoles ou sylvicoles".

Les travaux de reconstruction, de démolition, de modification ou de conservation peuvent également être autorisés, ainsi que "les travaux d'agrandissement à des fins d'habitation de bâtiments à usage résidentiel, prouvés par la présentation d'une licence ou d'un certificat délivré par un organisme compétent, à condition que la zone d'agrandissement des structures préexistantes n'entraîne pas une surface totale d'implantation et d'imperméabilisation supérieure à 300 mètres carrés".

Il en va de même pour les "travaux d'agrandissement à des fins touristiques de bâtiments à usage résidentiel, prouvés par la présentation d'une licence ou d'un certificat délivré par un organisme compétent, ou à usage touristique".

À condition que l'agrandissement des constructions existantes, d'une superficie minimale de 300 mètres carrés, isolées ou résultant d'un processus de consolidation ou de fusion de propriétés, n'entraîne pas une emprise au sol du bâtiment supérieure à 1 000 mètres carrés, sur un seul niveau et reliée à l'une des constructions existantes.

Le document indique que le réseau Natura 2000 est un réseau écologique à l'échelle européenne, qui constitue l'instrument fondamental de la politique de l'Union européenne en matière de conservation de la nature et de la biodiversité, composé de zones de protection spéciale (ZPS) créées en vertu de la directive "Oiseaux" - qui visent à garantir la conservation des espèces d'oiseaux et de leurs habitats - et de zones spéciales de conservation (ZSC), créées en vertu de la directive "Habitats".

Ces dernières "visent à assurer la conservation des types d'habitats et des espèces de la flore et de la faune".