« Le réseau DEFIA Portugal vise non seulement à être un forum de discussion, mais aussi un réseau axé sur l’action, capable de mobiliser les connaissances des institutions portugaises et de contribuer au débat national et international sur le rôle des universités dans la transformation numérique et le développement d’une IA responsable orientée vers l’intérêt général », a expliqué Patrícia Pereira da Silva, vice-rectrice de l’UC.
Elle a fait valoir que « l’IA doit se développer dans des limites centrées sur l’humain, avec transparence, responsabilité, évaluation indépendante et participation des universités et des étudiants ».
« Son développement futur doit servir la société dans son ensemble : la bonne gouvernance n’est pas un frein à l’innovation, c’est ce qui permet d’innover sans perdre le contrôle de la direction que nous prenons », a-t-elle estimé.
Collaboration internationale
Le réseau DEFIA Portugal, qui regroupera la plupart des établissements d’enseignement supérieur (EES) du pays, fait partie de la Digital Education for Impact Alliance (DEFIA), une alliance internationale cofondée par la Global Enabling Sustainability Initiative (GeSI), l’université de Coimbra et l’université des sciences et technologies de Huanghe.
Luís Neves, PDG de GeSI, a souligné que « le lancement du réseau DEFIA Portugal représente une étape importante dans la réalisation des objectifs de l’alliance internationale ».
« Sous l’impulsion de l’université de Coimbra, cette initiative montre comment la coopération entre établissements d’enseignement supérieur peut transformer des engagements mondiaux en actions concrètes au niveau national, tout en constituant un modèle de référence pour le développement de réseaux similaires dans d’autres pays et régions », a-t-il ajouté.
Améliorer la culture en matière d’IA
Le réseau vise à promouvoir une adoption responsable de l’intelligence artificielle et à améliorer les compétences et la culture en matière d’IA des étudiants, des enseignants, des chercheurs et du personnel technique.
Parmi les autres objectifs figurent l’innovation dans les pratiques d’enseignement et d’apprentissage, l’articulation entre transformation numérique et développement durable, ainsi que le renforcement de la coopération entre le monde universitaire, le secteur public, les entreprises et la société civile.
Conférence internationale
À la suite de l’initiative initiale du 15 octobre, lors de la conférence internationale intitulée « Des garde-fous appropriés pour l’IA générale : le rôle crucial des universités », des groupes de travail thématiques seront constitués, associant les établissements participants à la définition d’un plan d’action commun, dont devraient émerger « des initiatives collaboratives, des recommandations, des lignes directrices et des bonnes pratiques pour l’action des établissements d’enseignement supérieur dans ce domaine ».
La conférence internationale réunira des représentants d’universités, d’organisations internationales, de gouvernements, d’entreprises et de la société civile afin de discuter du rôle des établissements d’enseignement supérieur dans le développement et la gouvernance responsables des systèmes d’intelligence artificielle avancés et, ainsi, de promouvoir « une réflexion commune sur les défis éthiques, sociaux et institutionnels liés à l’évolution de ces technologies ».
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres (par visioconférence), le sous-directeur général de l’UNESCO chargé de l’éducation, Qun Chen (en ligne), et la secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Doreen Bogdan-Martin (par visioconférence), prononceront des discours.








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