Lors d’une audition au Parlement dans le cadre de l’examen approfondi du projet de budget de l’État pour 2027, le secrétaire d’État a expliqué que la loi sur les étrangers est claire en matière de « sécurité et d’ordre publics », soulignant que « des ressortissants étrangers participent à certaines formes d’action » lors des manifestations réclamant des améliorations dans le secteur du logement.

Si les règles établies par le gouvernement ne sont pas respectées, Rui Armindo Freitas a déclaré que les autorités compétentes devaient remplir leurs obligations, soulignant que les décisions d’éloignement n’étaient pas en cause.

La conséquence directe, a précisé Rui Armindo Freitas, est « l’annulation des titres de séjour, ce qui peut obliger les personnes concernées à quitter le territoire national dans un délai de 20 jours ». La raison ne serait pas la participation à la manifestation en soi, mais plutôt un comportement jugé perturbateur et potentiellement menaçant pour l’ordre public.

Manifestations pour le logement

Depuis le 10 octobre, des manifestations en faveur du droit au logement ont lieu dans tout le pays, réclamant l’abrogation de la nouvelle loi sur les loyers, la fin des démolitions et des expulsions sans solution de relogement, des restrictions sur les achats immobiliers par les fonds d’investissement immobilier, l’augmentation du parc de logements sociaux, la réaffectation des logements vacants à des fins résidentielles et la mise en place de plafonds de loyer « véritablement abordables ».

Aux premières heures de dimanche, la PSP a une nouvelle fois dispersé les campements en faveur du droit au logement installés au Rossio à Lisbonne et sur la Praça D. João I à Porto, démantelant une centaine de tentes.

L’intervention a donné lieu à des charges policières et à des jets d’objets, faisant plus d’une vingtaine de blessés parmi les manifestants et les policiers.


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