Selon Público, sur la base du rapport semestriel et des états financiers de la banque publiés cet été, l'un des risques identifiés à l'échelle nationale est "la durabilité des prix du marché immobilier, qui ont plus que doublé au cours des dix dernières années".

Cette question préoccupe d'ailleurs également la BCP qui, dans son rapport, mentionne "l'incertitude quant à l'évolution des prix de vente sur le marché de l'immobilier". La banque estime toutefois que ce risque est actuellement plus faible que d'autres risques, tels que ceux liés à la situation géopolitique.

En ce qui concerne les crédits immobiliers, qui stimulent quelque peu l'activité d'achat et de vente de logements, notamment à la suite d'initiatives gouvernementales visant à soutenir les jeunes jusqu'à 35 ans - telles que l'exonération de l'IMT (impôt sur les mutations immobilières) et la garantie publique de l'État - Montepio estime que les prix des logements ont augmenté en raison de "l'augmentation du revenu disponible, de la demande des étrangers résidents et non-résidents, de l'augmentation des coûts de construction et de la lenteur de l'ajustement de l'offre". Mais il lance un avertissement : "L'évolution de la performance des prêts immobiliers et des dépréciations de crédit reste incertaine dans un scénario de dégradation de l'économie et de hausse du chômage.