Dans une réponse écrite à Lusa, l 'ANAC explique que "le contrôle des frontières dans les aéroports nationaux n'est pas une responsabilité" du régulateur de l'aviation civile.
L'ANAC précise que cette responsabilité incombe aux organismes compétents en matière de contrôle des frontières, en particulier la police de sécurité publique, qui assure les procédures de vérification des documents aux postes-frontières des aéroports. Cela signifie que les retards dans les files d'attente aux frontières ne sont pas considérés comme une faute de la compagnie aérienne.
Les compagnies aériennes ne sont pas responsables des retards aux frontières
Selon l'ANAC, si un passager rate son vol à cause d'un contrôle frontalier, la compagnie aérienne n'est pas responsable, car de telles situations sont considérées comme indépendantes de sa volonté.
Interrogée sur la question de savoir qui assume la responsabilité lorsqu'un passager manque un vol en raison d'un contrôle frontalier, l'ANAC (l'autorité nationale portugaise de l'aviation civile) s'est montrée claire. Selon cette autorité, "la compagnie aérienne n'est pas responsable des situations qui échappent à son contrôle", telles que les retards aux contrôles frontaliers.
Le fait de ne pas se présenter à temps à la porte d'embarquement ne constitue pas un refus d'embarquement au sens du règlement 261/2004 du 11 février, ce qui signifie qu'il n'y a pas de droit à l'indemnisation ou à l'assistance. Les droits des passagers dans les règlements européens concernent des cas tels que les annulations, les retards importants ou les refus d'embarquement. Toutefois, une file d'attente prolongée à la frontière, qui empêche les passagers d'atteindre leur porte d'embarquement à temps, ne relève pas de ce régime, selon l'interprétation de l'ANAC.
Les passagers peuvent toujours déposer des plaintes
Cela dit, les passagers ont toujours la possibilité de recourir à des moyens judiciaires ou extrajudiciaires s'ils ne sont pas satisfaits des circonstances, telles que des files d'attente prolongées à la frontière, qui les ont empêchés de prendre leur vol.
Les plaintes peuvent être déposées auprès d'entités telles que la police de sécurité publique portugaise, qui est responsable du contrôle des frontières, ou ANA, la société de gestion de l'aéroport.
Le système EES lié aux longues files d'attente
La mise en œuvre du nouveau système de gestion des frontières, le système d'entrée/sortie de l'Union européenne (European Union Entry/Exit System, EES), a été citée comme étant la cause des files d'attente massives aux contrôles frontaliers. Le nouveau système remplace les tampons traditionnels des passeports par des enregistrements numériques, et le Portugal a commencé à le mettre en œuvre le 12 octobre 2025.
L'aéroport de Lisbonne a été particulièrement touché et le Premier ministre Luís Montenegro a admis qu'il pourrait, pendant les heures de pointe, suspendre le nouveau système de contrôle aux frontières. Le ministère de l'administration interne a annoncé qu'à partir d'aujourd'hui, 29 mai, l'aéroport de Lisbonne disposera d'un plus grand nombre de cabines de contrôle frontalier manuel afin de renforcer la réponse opérationnelle et de réduire les temps d'attente.
Bien que l'ANAC ne soit pas compétente en matière de contrôle aux frontières, l'autorité déclare qu'elle continuera à surveiller les flux de passagers, les temps d'attente et l'efficacité opérationnelle des aéroports.








