Le marché du travail néerlandais s'est refroidi par rapport à son pic post-pandémique, mais la demande de travailleurs reste relativement élevée. Eurostat a indiqué que les Pays-Bas avaient le taux de vacance d'emploi le plus élevé de l'UE au quatrième trimestre 2025, soit 3,9 %. Statistics Netherlands a également enregistré un taux de chômage de 3,9 % en avril 2026.

Un marché du travail toujours en demande

Le pays continue d'attirer des travailleurs à la recherche d'un emploi pratique à l'étranger.

Les offres d'emploi n'augmentent plus au rythme des années précédentes, mais le marché du travail néerlandais reste tendu par rapport à de nombreux autres pays européens. Les données d'Eurostat montrent que le taux d'emplois vacants dans l'UE s'élevait à 2,0 % au quatrième trimestre 2025, ce qui est inférieur au taux néerlandais de 3,9 %.

Les données récentes sur l'emploi dans la zone euro montrent également le rôle accru des travailleurs mobiles, les travailleurs étrangers représentant plus de la moitié des nouveaux emplois créés depuis 2021.

Les Pays-Bas restent donc dans le collimateur des travailleurs qui recherchent des postes dans des secteurs tels que la logistique, la production alimentaire, l'hôtellerie, la construction, les services techniques et les soins.

Crédits : Client ;

Le logement fait désormais partie de la décision d'embauche

Le logement est devenu l'un des principaux facteurs de décision pour les personnes qui envisagent de s'installer aux Pays-Bas.

Le gouvernement néerlandais estime qu'environ 400 000 travailleurs migrants originaires d'Europe centrale, orientale et méridionale se trouvent actuellement dans le pays, et affirme que la demande de logements temporaires et à long terme devrait rester élevée.

Cela explique pourquoi de nombreux travailleurs mobiles cherchent d'abord un emploi aux Pays-Bas avec un logement, en particulier lorsqu'ils déménagent sans contacts locaux, sans historique de location aux Pays-Bas ou sans avoir suffisamment d'économies pour s'assurer un logement privé avant leur arrivée.

Pour les travailleurs temporaires, un logement réservé peut faciliter la première étape de la relocalisation. Il peut également réduire l'incertitude liée à l'arrivée sur un marché locatif concurrentiel alors que l'on cherche encore un logement.

Les travailleurs de l'UE rencontrent moins d'obstacles

Pour les Portugais et les autres citoyens de l'UE, la voie légale vers le marché du travail néerlandais est relativement simple.

Le service néerlandais de l'immigration et de la naturalisation indique que les citoyens de l'UE, de l'EEE et de la Suisse n'ont pas besoin de permis de séjour pour vivre aux Pays-Bas. Ils sont également libres de travailler sans que leur employeur ait besoin d'un permis de travail néerlandais.

Les travailleurs de l'UE sont donc avantagés par rapport aux candidats non ressortissants de l'UE, qui doivent souvent satisfaire à des exigences supplémentaires en matière de permis avant de pouvoir commencer à travailler.

Les agences restent une voie courante

Les agences pour l'emploi continuent de jouer un rôle important pour les travailleurs venant d'autres pays de l'UE.

Work in NL, un service d'information du gouvernement néerlandais, indique que les travailleurs intérimaires sont employés par l'agence mais travaillent pour une autre entreprise. Il précise également que les travailleurs intérimaires ont droit aux mêmes salaires que les employés permanents effectuant le même travail.

Pour de nombreux nouveaux arrivants, le travail intérimaire constitue une première étape structurée. Toutefois, il est conseillé aux travailleurs de vérifier attentivement les contrats, notamment en ce qui concerne les heures de travail, les déductions, les modalités de transport et les frais de logement.

Les travailleurs sont invités à vérifier les conditions de logement

Le logement lié au travail doit tout de même être vérifié avant de voyager.

Business.gov.nl indique que les employeurs, les agences pour l'emploi et les fournisseurs de logements qui organisent l'hébergement des travailleurs migrants doivent répondre à des exigences en matière de supervision et de qualité. Il s'agit notamment de normes relatives à l'espace de vie, à l'hygiène, à l'intimité, aux installations sanitaires, à la sécurité et à la qualité générale.

Les travailleurs doivent également vérifier si leur contrat de location est distinct de leur contrat de travail. Selon les directives du gouvernement néerlandais, les contrats de location datés du 1er juillet 2023 doivent être distincts pour les travailleurs migrants européens, ce qui signifie que le travailleur ne doit pas automatiquement quitter le logement si son emploi prend fin.

Pratique, mais pas sans pression

Les Pays-Bas ne sont pas le pays d'Europe où il est le plus facile de se loger, mais ils restent l'une des options les plus pratiques pour les travailleurs européens mobiles.

La combinaison des droits à la libre circulation, d'une demande de main-d'œuvre soutenue et de l'organisation des itinéraires de travail temporaire rend le pays accessible. Dans le même temps, la pression sur le logement signifie que les travailleurs doivent considérer le logement comme faisant partie de l'offre d'emploi, et non comme un détail à régler plus tard.

Pour de nombreux travailleurs, la meilleure offre n'est plus seulement celle qui offre le salaire horaire le plus élevé. C'est celle qui offre des conditions claires, un logement fiable, des déductions transparentes et un soutien suffisant pour rendre le déménagement possible dès la première semaine.