Cette mesure, proposée par le parti politique Vox, ferait passer la durée de résidence requise de cinq à dix ans pour de nombreux futurs demandeurs.
En vertu des règles actuelles de l’Union européenne, de nombreux ressortissants de pays tiers ayant résidé légalement dans un État membre pendant cinq années consécutives peuvent demander le statut de résident de longue durée. Ce titre offre une plus grande sécurité juridique, des droits de séjour renforcés et une meilleure protection contre l’expulsion.
Pour de nombreux résidents étrangers, l’obtention d’un titre de séjour de longue durée est considérée comme une étape importante après des années passées à vivre, à travailler et à se construire une vie dans leur pays d’adoption.
Cette proposition a donc suscité l’intérêt des communautés d’expatriés, des avocats spécialisés en droit de l’immigration et des organisations qui accompagnent les résidents étrangers dans toute l’Espagne.
Les partisans de cette modification font valoir qu’une période d’éligibilité plus longue renforcerait les exigences en matière d’intégration et garantirait que les demandeurs aient tissé des liens plus profonds avec la société espagnole avant d’obtenir le statut de résident de longue durée.
Les détracteurs, en revanche, mettent en garde contre le fait que l’allongement de la période d’attente pourrait créer une incertitude supplémentaire pour les étrangers en situation régulière qui contribuent à l’économie et qui ont peut-être déjà passé des années à se frayer un chemin dans le système d’immigration espagnol.
À l’heure actuelle, la proposition fait toujours l’objet de discussions et devrait faire face à d’importants obstacles législatifs et juridiques avant de devenir loi.
Tout changement affectant les droits de séjour de longue durée devrait également être examiné dans le cadre plus large de la législation de l’Union européenne en matière d’immigration, qui définit actuellement des règles communes pour les titres de séjour de longue durée accordés aux ressortissants de pays tiers.
En conséquence, les experts en immigration soulignent que même si la proposition obtenait un soutien politique en Espagne, sa mise en œuvre serait probablement un processus de longue haleine plutôt qu’un changement immédiat.
Pour l’instant, le parcours actuel de cinq ans menant au statut de résident de longue durée reste en vigueur en Espagne, et aucune modification n’a été apportée aux conditions de séjour actuelles applicables aux ressortissants étrangers.
Ce débat met néanmoins en lumière l’intensification des discussions politiques dans certaines régions d’Europe concernant la migration, les politiques d’intégration et les droits à long terme accordés aux résidents non ressortissants de l’UE.









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