Selon un communiqué du Conseil des ministres, le gouvernement « a approuvé une résolution visant à porter le budget du programme « Territoires résilients » à 80 millions d’euros ; ce programme est consacré à la reconstruction et au renforcement de la résilience des zones riveraines et côtières touchées par les tempêtes et les inondations de janvier et février 2026, notamment la tempête Kristin. »
« Cette mesure élargit le champ des communes éligibles et augmente d’environ 3,5 millions d’euros l’aide qui sera répartie entre les communes de Fronteira, Manteigas, Marvão, Nelas et Santa Comba Dão, renforçant ainsi leur capacité de relèvement face aux phénomènes météorologiques extrêmes », ajoute le communiqué.
Mesures d’urgence de l’État
Une source officielle du ministère de l’Environnement et de l’Énergie a par la suite indiqué à Lusa qu’outre plusieurs contrats de programme déjà signés, les communes nouvellement incluses sont Albufeira, Alcoutim, Aljezur, Anadia, Baião, Belmonte, Castro Marim, Ferreira do Zêzere, Fronteira, Lagoa, Lagos, Manteigas, Marvão, Mealhada, Nelas, Portalegre, Portimão, Santa Comba Dão, Sever do Vouga, Silves, Tomar, Trofa, Vendas Novas, Góis et Lousã.
Les contrats de programme signés précédemment, a expliqué la même source du cabinet de la ministre Maria da Graça Carvalho, étaient destinés à des « travaux urgents et prioritaires ». En revanche, les contrats actuels concernent des projets non urgents mais néanmoins « importants pour la population ».
Le programme cible les communes concernées par l’état d’urgence déclaré par le gouvernement à la suite de la « série de tempêtes » de cette année — comprenant initialement 49 communes, puis étendu à 82.
Soutien territorial
En avril, le gouvernement a approuvé une résolution allouant 76,5 millions d’euros pour soutenir les territoires les plus durement touchés par les tempêtes de janvier et février, en ciblant spécifiquement les infrastructures hydrauliques et les zones côtières.
La résolution publiée a autorisé le Fonds pour l’environnement à conclure des contrats-programmes « afin de financer les travaux de remise en état des zones riveraines les plus gravement touchées par les inondations et des zones côtières sinistrées ».
Les communes relevant de l’état d’urgence pouvaient conclure des contrats-programmes pour le « renforcement et l’entretien des systèmes de protection contre les inondations » ainsi que pour la « stabilisation et la remise en état des berges et des talus ».
Sont également concernés la « réparation et la réhabilitation des ponts, passerelles et jetées », ainsi que « les sentiers riverains, les parcs et les infrastructures à usage public », « le renforcement et la réhabilitation des dunes et les solutions fondées sur la nature », « la stabilisation des falaises et l’atténuation des risques », ainsi que « le réapprovisionnement en sable et la régénération artificielle ».
Les communes de Caminha, Esposende, Olhão, Ponte de Sor, Tavira, Vila do Bispo et Vila do Conde ont été incluses dans le dispositif de soutien à la « réhabilitation et au renforcement des infrastructures hydrauliques ».
Régions touchées
Le Portugal a été frappé par une succession de tempêtes entre le 22 janvier et le 15 février.
Au moins 19 personnes ont perdu la vie à la suite du passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, qui ont également fait des centaines de blessés et de sinistrés.
Les régions du Centre, de Lisbonne et de la vallée du Tage, ainsi que l’Alentejo, ont été les plus durement touchées.








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