Le coordinateur Emanuel Pestana a dressé un bilan très positif, soulignant que l’année scolaire avait mis l’accent sur l’évaluation précoce, comblant ainsi une lacune identifiée l’année précédente.

Sur les 210 cas signalés par les services de psychologie scolaire, 103 élèves ont bénéficié d’un accompagnement tout au long de l’année, et 89 ont pu passer dans la classe supérieure : 62 issus du 3e cycle de l’enseignement fondamental, 32 du 2e cycle et neuf de l’enseignement secondaire, a déclaré M. Pestana à l’agence de presse Lusa.

À la suite des signalements initiaux des établissements scolaires, l’équipe du projet procède à un dépistage basé sur une matrice de risque définie. Cette matrice se concentre principalement sur des antécédents de sous-performance scolaire, qui peuvent être liés à des problèmes tels que « l’absentéisme, l’assiduité et la ponctualité, les problèmes de comportement et le faible engagement parental ».

La validation finale est effectuée en coordination avec les établissements scolaires.

La tempête Kristin, qui a frappé le 28 janvier, a exigé un effort supplémentaire de la part de l’équipe ; M. Pestana a indiqué qu’ils avaient travaillé directement avec les familles pour déterminer quel type de soutien de première ligne était nécessaire. Il a également mis en avant la mise en œuvre du programme « Abraços que Cuidam » (Des câlins qui prennent soin) — un défi lancé par la municipalité de Leiria (l’investisseur social du projet) dans le cadre de l’initiative « Reerguer Leiria » (Reconstruire Leiria).

« Nous consacrons 90 % de nos efforts au travail individuel, mais ce programme nous a permis d’intervenir au niveau de la classe, touchant ainsi 837 élèves dans toute la commune de Leiria. Selon Emanuel Pestana, les réalités auxquelles ils ont été confrontés variaient considérablement. Certains élèves ont exprimé « leur regret que cela ne se soit pas produit à un moment où ils auraient pu rester plus longtemps absents de l’école », tandis que pour d’autres, l’impact a été plus important, avec des dégâts causés à leur domicile et « la peur provoquée par le bruit du vent ».

Le projet a également mis en place des actions de formation destinées au personnel opérationnel, adaptées aux besoins spécifiques de chaque établissement scolaire.

« Nous avons abordé des thèmes tels que le bien-être et la communication interpersonnelle assertive, étant donné que le personnel opérationnel passe beaucoup de temps avec les élèves. »

Emanuel Pestana a souligné que les activités organisées pendant les vacances scolaires constituaient un autre aspect positif du projet « Redes na Escola » (Réseaux scolaires), car elles favorisaient « un cadre plus informel et des relations plus solides avec les élèves et leurs familles — un rôle clé du programme ».

Le nombre d’élèves pour l’année scolaire 2026/2027 n’a pas encore été définitivement arrêté, mais il devrait rester similaire à celui de l’année précédente.

Certains élèves continuent de bénéficier d’un accompagnement, tandis que d’autres ont été « autorisés à quitter le programme sur la base de progrès scolaires avérés » — plus précisément, « les élèves qui sont passés dans la classe supérieure avec zéro ou une seule note insuffisante ».

Emanuel Pestana a reconnu que, pour garantir l’efficacité du projet, InPulsar ne peut pas travailler avec un trop grand nombre d’élèves : « Nous ne voulons pas que ce projet soit axé sur les chiffres ; nous voulons qu’il repose sur une intervention personnalisée et centrée sur l’élève, ce qui exige des efforts et un dévouement de la part du personnel. »

Deux nouveaux programmes dans le cadre de l’initiative « Redes na Escola » (Réseaux scolaires) sont prévus cette année.

« L’un d’entre eux sera une méthodologie participative appelée “Photovoice”. Son thème est “Mon école : valoriser, transformer et imaginer”. Notre objectif est d’encourager les élèves à devenir des catalyseurs du changement, s’ils le jugent nécessaire », a déclaré l’intervenant, expliquant que le projet consiste à amener les élèves à réfléchir à des questions spécifiques à travers la photographie.

L’autre programme, baptisé Trampolim (Trampoline), est axé sur les « compétences personnelles » et s’adresse aux élèves de 5e et 4e, avec pour objectif principal de favoriser l’implication et l’autorégulation dans l’apprentissage.

Ce programme abordera la conscience de soi, l’organisation, la planification et la maîtrise de ses émotions, afin d’améliorer la prise de décision et la gestion émotionnelle tout en favorisant une plus grande autonomie des élèves.

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