Les projets concernés par cette initiative seront entièrement financés, à hauteur de 60 % par le programme régional ALGARVE 2030 et de 40 % par le Fonds pour l'environnement (soit un montant total de 48 millions d'euros).
Cette mesure fait suite à la levée des sanctions imposées aux communes qui avaient déposé une demande sans disposer d’un plan de gestion intégrée de l’eau, une décision justifiée par le fait que la région souffre toujours de graves pénuries d’eau.
Ce programme vise à réduire le taux de pertes dans les réseaux publics d’approvisionnement en eau, pour le faire passer de 20 % actuellement à 15 % ; un versement initial de 3,7 millions d’euros a déjà été effectué dans le cadre de la première tranche, qui s’élève à 12 millions d’euros.
Projets d’infrastructure
Dans son rapport d’avancement sur les différents projets d’infrastructure, le ministre a indiqué que les travaux de construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de l’Algarve se poursuivent sur le chantier et que le nouvel appel d’offres pour la prise d’eau de Pomarão a désormais achevé la phase de soumission des propositions et fait actuellement l’objet d’une analyse technique.
Dans le cadre du Plan de relance et de résilience (PRR), les projets relatifs à la réutilisation des eaux usées et à l’interconnexion entre les parties occidentale
(Barlavento) et l’est (Sotavento) de l’Algarve ont été finalisés ; le gouvernement a demandé à la Commission européenne d’approuver le projet d’interconnexion sans insister sur la manœuvre opérationnelle finale qui aurait nécessité une interruption temporaire de l’approvisionnement public en eau pendant l’été. Parallèlement, les projets relatifs aux barrages de Foupana et d’Alportel en sont encore à la phase d’étude, et il faudra compter au moins quatre ans avant leur achèvement.
Parallèlement, le ministère de l’Environnement et de l’Énergie met en œuvre un investissement de 32 millions d’euros — financé par le programme « Durable 2030 » — afin de protéger et de stabiliser le littoral de l’Algarve. Ce programme comprend des mesures dans les communes d’Albufeira (qui se voit attribuer la somme la plus importante, soit 16 millions d’euros, pour le réapprovisionnement en sable et la stabilisation des falaises sur un tronçon de 8,5 kilomètres), de Faro (5 millions d’euros pour la Ria Formosa et l’Ilha do Farol), Loulé (4,5 millions d’euros pour les brise-lames de Quarteira), Portimão (3 millions d’euros pour la Praia do Vau) et Lagos (1,5 million d’euros pour les plages de Pinhão, Dona Ana et Camilo).
Par ailleurs, 5 millions d’euros sont réservés à la conservation de la biodiversité, qui débutera en 2027 et se concentrera sur les zones de la Ria Formosa, de la Costa Vicentina et du Guadiana, tandis que le soutien financier au programme d’élevage du lynx ibérique se poursuit.








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